Trump au tribunal à New York : une audience qui alimente les fake news

LCI - 05/04
[VIDÉO] - L'audience historique de Donald Trump s'est tenue mardi 4 avril à New York. Elle a été accompagnée d'une avalanche de fausses informations venues du camp de l'ex-président des États-Unis. De la responsabilité de Biden au droit de disposer des archives, focus sur quatre déclarations erronées.

L'audience historique de Donald Trump s'est tenue mardi 4 avril à New York.
Elle a été accompagnée d'une avalanche de fausses informations venues du camp de l'ex-président des États-Unis.
De la responsabilité de Biden au droit de disposer des archives, focus sur quatre déclarations erronées.

Il est celui qui a popularisé l'expression "fake news". C'est donc sans aucune surprise que les fausses informations ont  inondé les réseaux sociaux au moment où Donald Trump a été inculpé. Alors qu'il était entendu par le tribunal de New York mardi 4 avril lors d'une audience historique, les images générées par l'intelligence artificielle et les affirmations erronées se sont multipliées sur les réseaux sociaux. TF1info revient sur certaines d'entre elles. 

Donald Trump victime d'un acharnement judiciaire ?

Non, il n'avait pas le droit de garder des archives présidentielles

Connu pour propager des fake news (30.573 déclarations fausses ou mensongères pendant ses quatre ans de mandat, selon un comptage du Washington Post), Donald Trump a recyclé une information assénée à tort depuis la perquisition du 8 août 2022 à son domicile de Mar-a-Lago, en Floride. Après sa comparution devant la justice, il a abordé devant ses partisans le sujet de l'enquête fédérale ouverte sur sa gestion des documents officiels, affirmant qu'il n'était pas le seul coupable. D'après lui, des locataires de la Maison Blanche auraient emporté bien avant lui des archives gouvernementales. Une affirmation complètement erronée.

Pour rappel, depuis l'entrée en vigueur en 1981 de la loi sur les archives présidentielles, leur gestion revient à une agence indépendante, la NARA (National Archives and Records Administration). Dans une communication publiée en octobre à ce sujet, l'agence a ainsi souligné qu'elle avait obtenu la garde physique et légale de l'intégralité des dossiers de Ronald Reagan, Barack Obama et des deux George Bush "au moment où ils ont quitté leurs fonctions". C'est aussi cette agence qui a eu la charge de déplacer les documents vers des installations qui "répondent à des normes strictes en matière d'archivage et de sécurité". "Les affirmations selon lesquelles ces documents seraient restés en possession des anciens présidents ou de leurs représentants ou que les documents étaient conservés dans des conditions qui ne respectent pas les normes, sont fausses et trompeuses", confirmait l'agence d'archivage.

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Le procureur de Manhattan financé par George Soros ? Une rumeur infondée

Toujours dans l'objectif de se dresser en victime d'un acharnement judiciaire, l'ancien président a de nouveau accusé Alvin Bragg d'impartialité. Car selon lui, le procureur de Manhattan à l'origine de son inculpation serait directement financé par le donateur milliardaire libéral George Soros. Une rumeur complètement fausse, comme nous vous l'expliquions ici. Elle s'appuie sur un raccourci trompeur entre le soutien financier de l'organisation Color of Change à celui qui était alors candidat à la tête du parquet de Manhattan en juin 2019 et le don de George Soros à cette même organisation. Le milliardaire a en effet versé un million de dollars à cette association en mai 2021. Si l'homme d'affaires a démenti formellement avoir financé Alvin Bragg, et même le connaitre ou l'avoir déjà rencontré, certains membres de la famille du milliardaire ont toutefois bien contribué directement à la campagne du procureur. 

Enfin, en début discours, Donald Trump a répété sans surprise que l'élection de novembre 2020 lui aurait été volée. Une rengaine devenue un slogan pour celui qui est officiellement candidat à la présidentielle de 2024.

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Non, Biden n'est pas à l'origine de l'inculpation de Trump

Mais si le magnat de l'immobilier propage les fausses informations en série, il en est de même pour ses partisans. La sphère complotiste américaine a rendu virale une vidéo de Joe Biden dans laquelle on l'entendrait confirmer "que son équipe coordonne les inculpations contre Trump pour l'empêcher de reprendre le pouvoir". Dans l'extrait, vu plus de 3,7 millions de fois, on entend le président actuel dire que "s'il se présente, il faut veiller à ce qu'il ne devienne pas le prochain président, dans le cadre de notre Constitution".

Sauf que la séquence en question n'a rien à voir avec les ennuis judiciaires du républicain. En fait, ces propos ont été tenus le 10 novembre au moment des élections de mi-mandat. Interrogé par la presse sur une éventuelle candidature de Donald Trump, Joe Biden avait rétorqué qu'il ferait tout pour démontrer à son adversaire qu'il ne reprendra pas le...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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