Législatives en Algérie: «Ce que vise la majorité des candidatures, ce sont le salaire et les privilèges»

Kamal Louadj. Sputnik France - Sputnik - 04/06
Dans un entretien à Sputnik, Ahmed Rouadjia, professeur algérien d’histoire et de sociologie politique, affirme que les élections législatives du 12 juin «ont été...

Les 20 années de pouvoir de l’ex-Président déchu Abdelaziz Bouteflika ont été marquées d’une déliquescence et d’une corruption généralisées qui ont «failli provoquer l’effondrement total de l’État-nation algérien», de l’aveu même de l’actuel chef de l’État Abdelmadjid Tebboune.

C’est ainsi que le Hirak «béni» du 22 février 2019, qui a fait barrage de manière pacifique à un 5e mandat de Bouteflika, est considéré par la majorité des Algériens comme l’évènement le plus important de l’histoire moderne du pays, après la guerre de libération nationale (1954-1962) qui a mis fin à 132 ans de présence coloniale de la France. Le Hirak, par son élan politique, philosophique, sociétal, et sa profondeur historique, a suscité un énorme espoir dans le pays et une admiration dans le monde entier.

En décembre 2019, suite à son élection, Abdelmadjid Tebboune a promis de bâtir «une nouvelle Algérie». Une année après, il a fait adopter par référendum une nouvelle Constitution qui connaît un faible taux de participation (23,7%). Fin février 2021, il a dissous l’Assemblée nationale et convoqué en mars le corps électoral pour des élections législatives anticipées le 12 juin.

© Photo / Archive personnel de Samir BouakouirLégislatives en Algérie: «La priorité des priorités est d’enrayer les menaces»Dans un mond...
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