Chantage à la sextape : le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau de nouveau en garde à vue

LCI - 04/04
[VIDÉO] - L'édile stéphanois a été placé en garde à vue ce mardi par la police judiciaire de Lyon, pour la deuxième fois depuis l'éclatement d'une affaire de chantage politique à la vidéo intime. Le maire a été mis en cause par son ex-premier adjoint centriste Gilles Artigues. Il a été convoqué en même temps que son ancien directeur de cabinet, son ancien adjoint et l'ex-compagnon de ce dernier.

L'édile stéphanois a été placé en garde à vue ce mardi par la police judiciaire de Lyon, pour la deuxième fois depuis l'éclatement d'une affaire de chantage politique à la vidéo intime.
Le maire a été mis en cause par son ex-premier adjoint centriste Gilles Artigues.
Il a été convoqué en même temps que son ancien directeur de cabinet, son ancien adjoint et l'ex-compagnon de ce dernier.

Depuis septembre 2022, une affaire de chantage politique à la vidéo intime ne cesse de secouer Saint-Etienne. Le maire ex-LR de la commune, Gaël Perdriau, soupçonné d'être impliqué dans ce dossier, a de nouveau été placé en garde à vue mardi par la police judiciaire de Lyon, a indiqué son cabinet. Suite à des révélations de Médiapart, l'édile s'est retrouvé au cœur d'une enquête judiciaire sur le tournage et l'usage d'une vidéo à caractère sexuel dans laquelle on peut voir son ex-premier adjoint centriste et rival politique Gilles Artigues se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel, fin 2014. 

Il a été convoqué par la police judiciaire mardi après-midi à Lyon. "C’est la procédure normale qui suit son cours", a déclaré à l'AFP Pierre Chappel, chargé de communication au cabinet du maire. 

Toujours à la tête de la municipalité et de la Métropole

D'après nos informations, trois autres personnes sont également en garde à vue : Pierre Gauttieri, l'ancien directeur de cabinet de Gaël Perdriau que celui-ci a limogé, l'un de ses anciens adjoints Samy Kéfi-Jérôme, ainsi qu'un homme qui se présente comme l'ancien compagnon de ce dernier, Gilles Rossary-Lenglet. C'est sur les révélations de cet homme que s'appuie l'enquête de Mediapart. Il affirme avoir organisé fin 2014, aux côtés de Samy Kéfi-Jérôme, la rencontre entre Gilles Artigues et un escort dans une chambre d’hôtel parisienne.

Nommément accusé par Gilles Artigues, qui a déposé plainte contre lui notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "chantage aggravé", Gaël Perdriau avait déjà été placé en garde à vue mi-septembre et cité dans des enregistrements audio accablants. L'élu de 50 ans a toujours clamé son innocence et répété plusieurs fois qu'il ne démissionnerait pas, même en cas de mise en examen. Rapidement exclu de LR, l'édile, élu en 2014 et réélu en 2020, s'est mis en retrait de ses fonctions, tout en se maintenant à la tête de la municipalité et de la Métropole de Saint-Etienne, qui avait pourtant voté en décembre en faveur de sa démission. 

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Il a par ailleurs tenté de bloquer en justice la parution d'un article de Mediapart fin octobre, en vain. Face aux critiques, le maire a toujours défendu la "présomption d'innocence" en dénonçant un "pilonnage médiatique" lié selon lui à une "politique hostile" de Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

M.L (avec AFP)

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