Dans une semaine à nouveau pléthorique, et sur le plan commercial dominée par une ambitieuse production très masculine, Les Trois Mousquetaires, il y a quelque intérêt à attirer l'attention sur trois autres films, nettement plus modestes, trois œuvres dédiées à des héroïnes qui, comme chez Dumas, sont quatre (deux dans About Kim Sohee). Quatre sans compter leurs réalisatrices, puisque tous ces films sont aussi signés par des femmes.
On dira peut-être qu'il s'agit d'un rapprochement hasardeux entre des films par ailleurs extrêmement différents. Mais il importe précisément que le cinéma fasse place à cette hétérogénéité, avec une fiction joyeusement sensuelle, un thriller social coréen et un documentaire de résistance.
D'abord, c'est à la fois souriant et intrigant. Cette femme qui, comme une bonimenteuse à l'entrée d'une baraque foraine ou une meneuse de revue, invite à entrer dans un récit, celui de l'histoire d'une autre. L'écart ainsi créé, l'artifice d'un décor strass et paillettes, les couleurs fluo construisent une scène, qui est à la fois une scène matérielle et une scène mentale.
Sur cette double scène va se jouer le parcours d'Aurore, jeune Parisienne un peu étudiante, un peu sans le sou, pas mal paumée. Qui un jour entrevoit la possibilité d'améliorer son ordinaire en faisant quelque chose qu'elle n'avait jamais songé faire: se déshabiller devant des spectateurs.
C'est parti! Parti pour un étonnant voyage, dans le milieu du strip-tease, dans les relations entre les femmes qui le pratiquent, et parfois aussi entre elles et des clients. Voyage, aussi, dans l'imaginaire intime, physique, sensuel, érotique, affectif et réfléchi d'Aurore (Louise Chevillotte), et de quelques autres, au premier rang desquelles Mia (Zita Henrot), l'amie d'Aurore, plus expérimentée, plus compliquée aussi.
Sans jamais simplifier la multiplicité des ressorts qu'active cette ...
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