Après le succès de l’adaptation animée de Chainsaw Man, le manga reprend sa publication en France avec sa partie 2 dès ce 5 avril. Retour sur ce phénomène.
Ce n’est pas un secret (ou bien mal gardé) : au sein d’Écran Large, plusieurs membres ne sont pas indifférents au nom de Tatsuki Fujimoto. On a eu a un infini plaisir à défendre ses œuvres one-shot telles que le brillant Look Back ou le sublime Adieu Eri. Des petites merveilles qui disent déjà tellement de son talent. Mais si un manga a bien fait connaître Tatsuki Fujimoto ces dernières années et l’a érigé au rang d’auteur incontournable de sa génération, c’est bien évidemment Chainsaw Man disponible sur Crunchyroll en France.
Après avoir terminé Fire Punch, sa première série en huit tomes (il faudra revenir dessus aussi un jour tant elle est aussi colossale), Fujimoto est transporté dans le plus célèbre des magazines de prépublication de mangas : le Shōnen Jump. Il n’a alors que vingt-six ans lorsqu’il y démarre l’histoire de Denji, un jeune chasseur de démon criblé de dettes qui n’a jamais connu que la misère avant que des événements tragiques ne le pousse à questionner ce qu'il désire dans la vie. Dès le premier chapitre, les lecteurs ont trouvé dans Chainsaw Man un charme fou.
On y reconnaît un monde très proche du nôtre (à ceci près qu’il est gangréné par des démons) et le ton employé pour le décrire est brutal, satirique et sans concession. On n’y retrouve toutefois pas la même folie enfiévrée du début de Fire Punch, mais rien d’anormal : Fujimoto est maintenant dans le Jump et il doit se contenir. Pour y survivre, il doit y créer une histoire qui convienne aux standards du shonen... Et c’est notamment grâce à cette contrainte qu'il se met à déployer dans Chainsaw Man toute l’essence de son génie.