La Russie prend la présidence de l'ONU. Ce n'est pas un canular, même si l'Ukraine dénonce une "mauvaise blague". En ce samedi 1er avril 2023, et pour une durée d'un mois, la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU sera assurée par la Russie. "La Russie a usurpé son siège ; elle mène une guerre coloniale ; son président est un criminel de guerre recherché par la CPI pour enlèvement d'enfants", a fustigé sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba.
Volodymyr Zelensky promet un "nouveau Nuremberg" à la Russie. À l'issue d'une visite à Boutcha, symbole des atrocités imputées à l'armée russe, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est engagé, vendredi 31 mars, à vaincre le "Mal russe". "Nous allons gagner c'est certain, le Mal russe tombera, justement ici en Ukraine et ne pourra plus se relever", a-t-il martelé devant les Premiers ministres croate Andrej Plenkovic, slovaque Eduard Heger, slovène Robert Golob et la présidente moldave Maia Sandu. "Nous ne pardonnerons jamais", a-t-il juré. "Il y aura un nouveau Nuremberg", a-t-il encore dit dans une vidéo publiée dans la soirée, en référence au procès intenté en 1945-1946 contre 22 des principaux responsables nazis.
Boutcha doit devenir "un symbole de justice". "Nous voulons que chaque meurtrier, chaque bourreau, chaque terroriste russe soit tenu pour responsable de chaque crime contre notre peuple", a lancé Volodymyr Zelensky, au cours d'un sommet à Kiev, un an après la découverte des crimes perpétrées dans la localité de l'oblast de Kiev. Selon lui, le massacre de Boutcha témoigne "de la violence génocidaire systémique qui constitue le cœur des actions russes sur tous les territoires ukrainiens occupés."
Moscou a "laissé faire, voire encouragé" les crimes de guerre. Un an après la découverte des exactions russes dans la martyre ukrainienne, le président français, Emmanuel Macron, a accusé la Russie d'avoir été complice. "L'agression russe a conduit à une systématisation des crimes de guerre contre l'Ukraine et contre sa population", a-t-il dénoncé dans un message vidéo, diffusé lors d'un sommet à Kiev, à l'occasion du terrible premier anniversaire des massacres imputés aux troupes de Moscou. "Et loin de sanctionner ces crimes contraires à toutes les lois de la guerre, les dirigeants russes ont laissé faire, voire les ont encouragés, au mépris du droit international et avec pour objectif clair de soumettre la nation ukrainienne par la violence."
L'Occident désigné "menace existentielle" par Moscou. Le président russe, Vladimir Poutine, a signé un décret validant une nouvelle doctrine de politique étrangère contre "les pays inamicaux", qui selon son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, souligne "la nature existentielle des menaces" occidentales visant la Russie. Des "bouleversements sur la scène internationale" obligent Moscou à "adapter ses documents de planification stratégique, notamment (celui sur) la conception de la politique étrangère de la Fédération de Russie", a justifié le chef du Kremlin lors d'une réunion de son Conseil de sécurité nationale. Dans ce nouveau document, les États-Unis sont qualifiés d'"instigateur principal et chef d'orchestre de la ligne antirusse."
Minsk craint une guerre "nucléaire"... Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, vassal de la Russie, a appelé à une "trêve" et à des pourparlers "sans conditions préalables" entre Kiev et Moscou, qui a rejeté cette éventualité. "Il faut s'arrêter maintenant, avant que ne commence l'escalade. Je prends le risque de suggérer une cessation des hostilités", a lancé "le dernier dictateur d'Europe", au pouvoir depuis 1994. "Il est possible - et il le faut - de régler toutes les questions territoriales, de reconstruction, de sécurité et autres à la table des négociations sans conditions préalables." "À cause des États-Unis et de leurs satellites une guerre totale a été déclenchée", a-t-il dit, estimant que dès lors, "des incendies nucléaires guettent à l'horizon".
... mais joue avec le feu. Lors de son discours à la Nation, le seul allié de Vladimir Poutine en Europe s'est dit prêt à accueillir des armes nucléaires "stratégiques" russes sur son territoire, en plus des armes "tactiques" que Moscou s'apprête déjà à envoyer à Minsk. "Nous ne reculerons devant rien en défendant nos pays, nos états et nos peuples", a-t-il affirmé. "Et ils doivent comprendre cela, les salauds là-bas à l'étranger, qui aujourd'hui essaient de nous faire exploser de l'intérieur et de l'extérieur." Une proposition q...
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