La police a-t-elle mal géré le maintien de l’ordre lors des manifestations à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ? Alors que les forces de l’ordre sont sous le feu des critiques et accusées de violences policières, le ministère de l’Intérieur a publié deux rapports sur « les opérations d’ordre public qui ont eu lieu à Saint-Soline du 24 au 26 mars », comme s’y était engagé plus tôt dans la journée de ce mardi, Gérald Darmanin.
D’une longueur de six pages pour l’un et de douze pages pour l’autre, ces deux rapports reviennent en détail sur le dispositif engagé pour le maintien de l’ordre et sur les blessés. Voici ce qu’il faut en retenir point par point.
Lire aussi : REPORTAGE. « C’est dramatique » : les bassines mobilisent avec une débauche de violence à Sainte-Soline
Le rapport écrit par la préfète des Deux-Sèvres évoque une « violence inédite au vu des armes et des armes par destination employées par les manifestants ». Alors que la manifestation était interdite, la préfète évoque de nombreux « contrôles préventifs ». Ces derniers ont permis de saisir « de nombreuses armes et produits dangereux ».
« En dehors des éléments les plus radicaux des collectifs [à l’origine de la manifestation], il convient de noter la présence massive de la mouvance « antifa », d’anarcho-autonomes et d’extrémistes écologistes violents », évoque de son côté le rapport de la gendarmerie.
Concernant le dispositif de maintien de l’ordre, critiqué par son ampleur, 3 200 policiers et gendarmes ont été mobilisés, rappellent les deux rapports, conformément au chiffre qui avait été avancé par le ministère de l’Intérieur. « 3 000 militaires, appuyés par des fonctionnaires de la police nationale (renseignement territorial, CRS) », détaille la gendarmerie. C’est quasiment deux fois plus que lors de la manifestation des 29 et 30 octobre 2022. Par ailleurs, neuf hélicoptères et quatre engins lanceurs d’eau étaient déployés.
« Du 24 au 26 mars 2023, la gendarmerie nationale a engagé un dispositif opération d’une envergure exceptionnelle », appuie le rapport du directeur général de la gendarmerie nationale. Ce fort dispositif a été mis en place face à « une contestation qui se radicalise », selon la gendarmerie. Fallait-il autant de forces de l’ordre pour 6 000 à 8 000 manifestants (selon les autorités) ou 30 000 (selon les organisateurs) ? « Le dispositif engagé est apparu adapté au niveau élevé de la m...
[Courte citation de 8% de l'article original]