Des violences ont éclaté mardi après-midi pour la dixième journée de manifestations contre la réforme des retraites en France, avec un climat général très tendu et un dialogue dans l'impasse entre l'exécutif d'Emmanuel Macron et les syndicats.
A Paris, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser un groupe de casseurs, dont certaines ont pillé un commerce et allumé un feu de poubelles, ont constaté des journalistes de l'AFP. Vingt-deux personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.
Les forces de l'ordre ont tiré des grenades de gaz lacrymogène pour "disloquer" "le bloc" et permettre "l'intervention des pompiers".
Des heurts entre des manifestants et les forces de l'ordre ont éclaté à Nantes (ouest), où une agence bancaire a été incendiée et le tribunal administratif visé, ainsi qu'à Rennes (ouest), où de nombreuses dégradations ont eu lieu.
L'opposition à cette réforme emblématique du second quinquennat d'Emmanuel Macron, qui retarde l'âge de départ de 62 à 64 ans, s'est radicalisée depuis que le gouvernement a fait passer le texte sans vote à l'Assemblée, s'exposant à des motions de censure qui ont échoué le 20 mars à le renverser.
Longtemps pacifiques, les manifestations sont désormais émaillées de violences croissantes, avec notamment de nombreux policiers, gendarmes, casseurs et manifestants blessés ou des incendies de bâtiments publics.
Le ministre de l...
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