Les premières étoiles ne peuvent pas être nées ni avoir été exactement comme le font et sont les étoiles que l'on observe aujourd'hui dans la Voie lactée. Un des scénarios de leur naissance a laissé des traces dans les étoiles les plus vieilles de la Galaxie selon une équipe de chercheurs de l'Institut Kavli pour la physique et les mathématiques de l'Univers (Kavli IPMU) au Japon, traces qu'a révélées l'apprentissage automatique (machine learning en anglais).
[EN VIDÉO] Les 20 ans de Futura avec Françoise Combes 2021 c'est l'année des 20 ans de Futura ! À cette grande occasion, nous avons...
Le satellite Planck nous a permis d’observer et d’étudier comme jamais la plus vieille lumière du cosmos, le rayonnement fossile, émis environ 380 000 ans après le Big Bang. Ce rayonnement conforte la théorie de la matière noire froide qui permet aux galaxies de se former très vite par la suite, sans quoi elle n’existerait pas encore aujourd’hui bien que la question ne soit pas encore tranchée si l’on considère au lieu de la matière noire une modification de la théorie de la gravitation dans le cadre de Mond.
Entre la naissance du rayonnement fossile et l’apparition des premières galaxies il y a la formation des premières étoiles par effondrement gravitationnel de nuages d’hydrogène et d’hélium contenant quelques traces de lithium, mais au début point d'éléments lourds comme l’oxygène, le carbone et l’azote des cellules de notre corps. Tous ces éléments lourds sont appelés par les astrophysiciens des « métaux ». Ils vont être fabriqués par des générations successives d’étoiles avec notamment des réactions de fusion thermonucléaire et finalement des explosions sous la forme de supernovae.
Les nouveaux noyaux produits de cette manière vont être injectés dans le milieu interstellaire où la m...
[Courte citation de 8% de l'article original]