Du plus loin qu’il s’en souvienne, l’injustice l’a toujours révolté. « À 14 ans, au moment de la guerre d’Algérie, je ne supportais pas le discours officiel justifiant la colonisation », se rappelle Patrick Baudouin. Empreint de ces idéaux qui ne l’ont jamais quitté, il endosse aujourd’hui la présidence de la Ligue des droits de l’homme (LDH). « Une responsabilité et un honneur », qu’il compte bien partager avec sa colistière, Marie-Christine Vergiat. « Elle a de grandes compétences en droits des étrangers et connaît les institutions européennes par cœur, on va piloter ensemble », précise le nouveau président, qui, passionné de football et fervent supporter de l’OM, compte bien jouer « collectif ».