L’« aide active à mourir » est mon métier. Chaque jour, j’aide activement – je l’espère – des personnes à mourir sereinement, soulagées et accompagnées. L’aide active à mourir est mon quotidien, comme celui des milliers de professionnels et bénévoles en soins palliatifs. C’est la mission qui m’anime quand je me tiens aux côtés de tout patient en fin de vie. Cette « aide active à mourir » est déjà réglementée : elle est encadrée par un ensemble législatif qui nous donne comme mission de veiller sur les plus vulnérables d’entre nous. Notre loi est un chemin de crête, fondé sur la liberté du patient et le refus de l’acharnement thérapeutique. Elle fixe un cadre collectif qui per...
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