Xi Jinping a été prolongé en octobre dernier dans ses fonctions de secrétaire général du Parti communiste chinois. Début mars, il a été maintenu comme président de la République populaire de Chine. Il est donc désormais en mesure de se consacrer à mettre en valeur la diplomatie chinoise en proposant des solutions à certains conflits.
Ainsi, l'Arabie saoudite et l'Iran avaient rompu leurs relations depuis sept ans. Le 10 mars, la Chine les a amenés à se réconcilier. Cette avancée a été rendue possible par les bonnes relations que Pékin entretient avec l'Arabie saoudite et –contrairement aux États-Unis– avec l'Iran. La Chine a donc montré qu'elle est capable de réussir un arbitrage international.
Après ce succès, Xi Jinping décide de s'occuper de la relation de la Chine avec la Russie. Le 20 mars, il effectue un séjour de trois jours à Moscou. Cette visite avait d'abord été envisagée en mai prochain. L'avancer de deux mois a pu apparaître comme un soutien à Vladimir Poutine au moment où la Cour pénale internationale venait d'émettre un mandat d'arrêt à son encontre pour crime de guerre.
Lorsqu'au début de sa visite, Xi Jinping arrive dans un salon du Kremlin et s'assoit non loin de Vladimir Poutine, il arbore un sourire qui dénote le plaisir évident qu'il a à retrouver celui qu'il nomme son «vieil ami». Une telle appellation est rare chez Xi Jinping, habitué à une neutralité polie dans l'expression de ses sentiments. De son côté, le président de la Fédération de Russie n'est pas en reste d'amabilités chaleureuses envers son «camarade Xi». Puis au cours du diner, les deux dirigeants trinquent à la «prospérité» des peuples russes et chinois. Le lendemain, ils on...
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