Deux « chocs ». Des tragédies « impensables », répètent des habitants. Une attaque djihadiste au Super U et des inondations destructrices ont doublement meurtri Trèbes en 2018. Une année « noire », d’une « cruauté absolue » pour cette commune de 5 800 âmes aux portes de Carcassonne (Aude). Cinq ans après, elle a toutefois « réussi à se relever » et « rebondir », même si elle « n’oublie pas ».
Le « temps n’effacera pas » ce 23 mars et l’équipée sanglante d’un homme de 25 ans se réclamant du groupe État islamique, qui a tué quatre personnes avant d’être abattu par le GIGN. Une cérémonie aura encore lieu ce jeudi place de la République, devant la mairie, où s’élève une stèle en mémoire des victimes.
Leur nom y est inscrit par ordre alphabétique : le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, 45 ans, qui s’était substitué à une caissière otage du terroriste. Jean Mazières, 61 ans, viticulteur retraité, assassiné à Carcassonne au tout début du périple meurtrier du djihadiste. Et les deux Trébéens Christian Medves, 50 ans, chef boucher, et Hervé Sosna, 65 ans, retraité, décédés sous les balles du terroriste dans le supermarché.
« Nous avons tous été touchés par ce drame, on connaiss...
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