Yoann Brossard, secrétaire général de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité
Légiférer en faveur d’une aide active à mourir – euthanasie et suicide assisté –, c’est permettre d’apporter une réponse à certaines demandes de personnes atteintes d’une maladie en phase avancée ou terminale, et c’est aussi encadrer la pratique de cet acte. Comme le soulignait l’Institut national d’études démographiques (Ined) dans une étude de 2010 publiée en 2012, 0,8 % des personnes décédées en France ont reçu un « médicament létal ». Autrement dit, si on rapporte ce chiffre au nombre de décès annuels en France, plusieurs milliers d’aides actives à mourir sont réalisées chaque année. Dans quel cadre ? Avec quel consenteme...
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