Fin de vie : comment réglementer l’aide active à mourir ? (1/2)

Humanite - 22/03
Si une large majorité de la convention citoyenne s’est exprimée en faveur d’une telle mesure, les conditions de sa mise en œuvre sont encore discutées dans la société. Un document sera bientôt remis au gouvernement. Avec les textes de Yoann Brossard, secrétaire général de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité et de Claire Fourcade, médecin de soins palliatifs à Narbonne et présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs.

Chaque année, des milliers d’aides à mourir sont réalisées sans définition législative. Il est temps d’encadrer ce recours afin de garantir liberté et dignité.

Yoann Brossard, secrétaire général de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité

Légiférer en faveur d’une aide active à mourir – euthanasie et suicide assisté –, c’est permettre d’apporter une réponse à certaines demandes de personnes atteintes d’une maladie en phase avancée ou terminale, et c’est aussi encadrer la pratique de cet acte. Comme le soulignait l’Institut national d’études démographiques (Ined) dans une étude de 2010 publiée en 2012, 0,8 % des personnes décédées en France ont reçu un « médicament létal ». Autrement dit, si on rapporte ce chiffre au nombre de décès annuels en France, plusieurs milliers d’aides actives à mourir sont réalisées chaque année. Dans quel cadre ? Avec quel consenteme...
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