Wonder Woman 1984 est-il vraiment si nul (surtout comparé au premier) ?

Ecran Large - 19/03
Wonder Woman 1984 est ce soir à 21h10 sur TF1. Après une sortie mutilée par la crise sanitaire, Wonder Woman 1984 mérite-t-il la haine qui l'a précédé sur les réseaux sociaux et un peu partout

Wonder Woman 1984 est ce soir à 21h10 sur TF1.

Après une sortie mutilée par la crise sanitaire, Wonder Woman 1984 mérite-t-il la haine qui l'a précédé sur les réseaux sociaux et un peu partout ?

Voilà un blockbuster qui sera allé de Charybe en Scylla. Suite de la première aventure solo de Wonder Woman, avec Gal Gadot dans le rôle-titre, sortie sur grand écran en 2017 et couronnée d'un beau succès public et critique, cette deuxième histoire, mise en scène une nouvelle fois par Patty Jenkins, a connu un destin heurté.

Repoussé maintes et maintes fois face à la pandémie, Warner cherchant à protéger son blockbuster puis à lui trouver un espace de sortie convenable, WW1984 est arrivé sur nos écrans plusieurs mois après avoir débarqué en décembre 2020 dans d'autres territoires, comme les États-Unis (où il est sorti simultanément en salles et sur HBO Max). Une sortie française loin d'être idéale, puisque Diana Prince s'est vue privée de grand écran : c'est donc directement en VOD puis DVD et Blu-ray que l'Amazone a débarqué chez nous.

Une sortie d'autant plus difficile que le film est précédé d'une peu flatteuse réputation, nombre de spectateurs de par le monde (et de pirates impénitents dans l'Hexagone) l'ayant accueilli le couteau entre les dents. Alors que la poussière de la polémique est retombée, il nous semblait nécessaire d'aborder le blockbuster avec plus de recul et de nous demander s'il avait vraiment mérité la levée de boucliers qui l'a accompagnée.

Alors, Wonder Woman 1984 mérite-t-il vraiment toute cette haine ? Après notre critique honteusement pas négative, place aux détails qui fâchent (ou pas).

 

Heureusement, l'amour triomphe toujours

 

OUI, parce que c’est niais

Le premier Wonder Woman avait aveuglé par son éclat de douces niaiseries, avec le pouvoir de l'amour qui permet à Gal 'L'Oreal' Gadot de vaincre Arès avec ses cheveux bien coiffés. On ne change pas une recette qui fait mal puisqu'encore une fois, c'est le pouvoir de la gentillesse et des chatons qui sauve le monde. Mais cette morale dégoulinante de la fin n'est qu'un symptôme de la niaiserie ambiante.

Certes, Wonder Woman est un symbole et une super-héroïne lumineuse, et Patty Jenkins et Warner Bros. embrassent totalement cette dimension positive. Mais le film a bien du mal à ne pas tomber dans les grosses facilités de téléfilm de Noël, que ce soit dans l'écriture ou l'interprétation. Diana qui apprend à voler en se remémorant les paroles de son doux Steve, Maxwell qui stoppe ses plans pour sauver son fiston en danger, Barbara qui se relève face à l'aube d'un nouveau jour, ou encore l'épilogue des enfants qui jouent dans la neige : le curseur dépasse régulièrement la candeur pour se vautrer dans une niaiserie grotesque, laquelle renforce le côté poupée en plastique de tout ça.

Il n'y a qu'à voir la manière dont le prologue insiste lourdement sur la thématique de la vérité vs le mensonge, mise en fluo dans des dialogues ultra-explicités, pour se dire que les scénaristes Patty Jenkins, Geoff Johns et Dave Callaham n'aiment pas la subtilité. D'où un sacré mélange gros sabots et petits neurones qui prête souvent à rire.

 

La vérité vraie : t'es niaise

 

OUI, parce que l’action est foirée

Wonder Woman était déjà handicapé par l'incapacité de Patty Jenkins à mettre en valeur les pouvoirs de sa super-héroïne. Influencés par le style de Zack Snyder et sa pluie de ralentis, la cinéaste et ses équipes ne sont pourtant jamais parvenues à toucher du doigt les compositions soignées de l'auteur de Man of Steel et de Batman v Superman. Mais après sa première expérience dans le giron du blockbuster, on attendait de la réalisatrice une certaine amélioration de ses scènes d'action. Ce n'est pas le cas.

L'aveu d'échec est d'ailleurs perceptible dès la séquence d'introduction du long-métrage sur l'île de Themyscira, censée profiter de l'ampleur du format IMAX. D...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...