Les 10 Pires Suites de Slasher (Halloween, Souviens-toi... l'été dernier, Vendredi 13, Urban Legend...)

Ecran Large - 19/03
Halloween 6, Jack Frost 2, Freddy 3514684... Retour sur les pires suites jamais produites pour des slashers. Depuis la fin des années 1970, ils déferlent sur nos écrans, grands ou petits. Après

Halloween 6, Jack Frost 2, Freddy 3514684... Retour sur les pires suites jamais produites pour des slashers.

Depuis la fin des années 1970, ils déferlent sur nos écrans, grands ou petits. Après un âge d'or, une ère d'exploitation nauséeuse, un déclin et un retour en force méta, les slashers sont, contre toute attente, toujours capables d'attirer un large public. Les dernières itérations des sagas Halloween ou Scream en témoignent, les tueurs masqués sont increvables, leurs jeunes victimes toujours aussi stupides et certaines grosses licences ont été étirées plus que de raison.

Après notre sélection des meilleurs meurtres du genre, on s'attaque avec courage aux pires suites jamais produites par pur mercantilisme. Pour ce faire, on s'aventure dans les tréfonds des arcanes du DTV douteux pour y prélever des monuments de médiocrité, des insultes à des classiques du cinéma d'horreur ou des arnaques pures et simples. On vous garantit qu'il y a largement de quoi relativiser les ratages des derniers Scream et donner des envies de démission au rédacteur en chef d'Ecran Large en personne (lequel défend quand même la saga Resident Evil, pour vous donner un ordre d'idée). Et encore, il faut garder à l'esprit que cette liste, chronologique, est très, très loin d'être exhaustive.

 

 

1. Douce nuit, sanglante nuit 2

Sortie : 1987 (puis en 2005 en DVD en France) - Durée : 1h28

 

Cadeau empoisonné

 

Les années 1980 regorgeaient déjà d'attrape-slasherophiles, mais difficile de faire pire – et de commencer moins fort – que Douce nuit, sanglante nuit 2, suite du film de saison de 1984. Le succès remarquable (il est sorti la même semaine que Les Griffes de la Nuit... et l'a battu sur cette période), mais bridé (les controverses autour de la promotion l'ont privé de salles de cinéma après quelques semaines d'exploitation) du film original a inévitablement engendré une franchise douteuse, dont il serait tentant de citer les derniers volets.

Certes, les opus 4 et 5 valent leur pesant de cacahuètes. L'Initiation, réalisé par nul autre que Brian Yuzna, est un délire antiféministe qui n'a proprement rien à voir avec le reste de la saga, bien qu'il comporte quelques effets gores réussis. Les jouets de la mort lorgne sur les Puppet Master... Mais aucun d'eux n'atteint le niveau d'indigence de la première suite, qui peut à peine prétendre au titre de long-métrage.

 

Souvenirs du dentiste

 

En effet, elle démarre par 40 minutes de remontage de Douce nuit, sanglante nuit, avec comme prétexte la séance de psychanalyse du frère du premier antagoniste, lequel développe évidemment aussi des pulsions meurtrières et une envie irrépressible de se glisser dans le manteau du père Noël. C'est exactement le même principe que les épisodes récapitulatifs de Friends – vous savez, ceux que vous passez automatiquement quand vous revoyez la série –, mais en deux fois plus long. Au moins, il s'agit d'un best-of des meilleurs moments, et par "meilleurs moments", on entend "tous les plans-nichons et toutes les mises à mort".

En cause : l'avarice de financiers anonymes, qui ont décidé de partir du principe que les trois ans qui séparent les deux films l'ont effacé de la mémoire collective. Ou alors, ils voulaient juste s'en mettre plein les fouilles à moindres frais (c'est l'hypothèse la plus probable). Ils ont donc alloué à peine dix jours de tournage au réalisateur Lee Harry, plus engagé pour ses qualités de (re)monteur que ses aptitudes de cinéaste, afin de compléter la deuxième partie du film, plus Z que Z.

 

Quand il ne reste plus qu'une seule rondelle de saucisson 

 

Tout juste peut-on retenir la performance hallucinée de Eric Freeman, bien conscient qu'il tenait là le seul rôle à peu près important de sa carrière. Le comédien surjoue le sadisme avec une fougue qui fait presque vraiment peur. Pas de quoi faire passer la pilule et minimiser la teneur de l'arnaque, mais la cinéphilie en milieu extrême nécessite parfois de se contenter de peu.

 

2. La fin de Freddy - L'ultime cauchemar

Sortie : 1991 (en salles !)- Durée : 1h45

 

Le story-board...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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