Bac 2023 : grève des enseignants, blocages des lycées... quelles perturbations ?

LCI - 19/03
[VIDÉO] - Les épreuves de spécialité du baccalauréat 2023 débuteront ce lundi. La bonne tenue des examens est menacée par le mouvement contre la réforme des retraites. Entre les retards, les grèves et les mesures exceptionnelles, de nombreuses perturbations sont à prévoir.

Les épreuves de spécialité du baccalauréat 2023 débuteront ce lundi.
La bonne tenue des examens est menacée par le mouvement contre la réforme des retraites.
Entre les retards, les grèves et les mesures exceptionnelles, de nombreuses perturbations sont à prévoir.

Jamais depuis leur création, ces examens ne se sont déroulés sans accroc. Après avoir été bousculées par l'épidémie, les épreuves de spécialité du baccalauréat 2023 se retrouvent encore une fois perturbées. Les quelque 536.000 candidats des filières générales et technologiques qui sont attendus dans les centres d'examen dès ce lundi 20 mars vont devoir plancher en pleine mobilisation contre la réforme des retraites. Que faire en cas de grève dans les transports ? Dans quelles conditions se dérouleront les examens ? Et quels risques pour cette nouvelle édition ? TF1info fait le point. 

Un "dispositif spécifique"

Les retards tolérés.

Les bacheliers ne devraient pas être touchés par la "grève générale" que réclame l'intersyndicale le jeudi 23 mars, les épreuves prenant fin mercredi. Ceci dit, certains transports resteront fortement perturbés, comme à Lille où une grève est prévue sur l'ensemble du réseau dès lundi. Pour faire face à cette éventualité, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé qu'en cas de perturbation dans les transports, si le retard d'un candidat à son centre d'examen n'excède pas "une heure", "la fin de l'épreuve est décalée d'autant" pour ce bachelier. "Quoi qu'il arrive, les élèves n'auront aucun papier à produire en cas de retard. Ils seront bien accueillis et tout se passera bien", a précisé Edouard Geffray, le directeur général de l'enseignement scolaire. 

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Des surveillants supplémentaires mobilisés.

Une fois arrivés sur place, dans quelles conditions travailleront les bacheliers ? Face au recours au 49.3 pour faire passer la très contestée réforme des retraites, des syndicats enseignants ont déposé un préavis de grève qui couvre la période des épreuves de spécialité. Dans un communiqué publié vendredi, plusieurs organisations, dont le premier syndicat au lycée, ont appelé à se mobiliser "pendant les épreuves de spécialité, y compris par la grève des surveillances là où c'est possible". Face au risque de voir des classes sans surveillance, le ministère de l'Éducation nationale s'est encore une fois voulu rassurant. Des "surveillants supplémentaires" seront mobilisés lors des épreuves pour remplacer d'éventuels enseignants grévistes. 

Des mesures contre les blocages.

Depuis le début de la contestation contre la réforme des retraites, de nombreux lycées ont été bloqués pour montrer le mécontentement des plus jeunes. Alors, au-delà des grèves des transports et des enseignants, certains craignent que les établissements dans lesquels auront lieu les examens soient inaccessibles. Un risque que le ministère de l'Éducation a également pris en compte. Dans un communiqué publié vendredi soir, Pap Ndiaye a précisé "qu'en cas de difficultés, les dispositions nécessaires seront prises pour permettre l'accès des candidats aux centres d'examen en lien avec les préfectures de département". Quant aux copies, "toutes numérisées", elles "bénéficieront d'un suivi tout au long du processus de correction".

Avec cette communication, le ministre préfère rassurer. Et montrer que toutes les conditions sont réunies pour que cette épreuve se déroule enfin dans de bonnes conditions. Un message fondamental pour les bacheliers, ces épreuves représentant 32% de la note du baccalauréat.

F.S.

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