À la sortie des bureaux, la circulation est dense sur le cours Montalivet, qui relie le centre-ville au périphérique. Sur le parking d’une entreprise de peinture, le Bus du barbier voit défiler les clients toute la journée.
C’est dans cet ancien autocar scolaire, racheté en 2018 à un collectionneur parisien, que Martin Lowe, 26 ans, coiffe et rase. Le jeune entrepreneur a été salarié six mois dans un salon, avant de se mettre à son compte, après un CAP Coiffure à Alençon et un brevet professionnel à Caen.
Le virus de l’entrepreneuriat est dans la famille, et Martin a eu « une scolarité compliquée ». En 3e pro, il multiplie les stages, s’essaie à la cuisine, mais opte pour la coiffure.
« Avec mon caractère, il vaut mieux que je travaille seul. J’ai cherché comment m’installer sans trop de frais et j’ai pensé au bus. »
En onze mois, avec l’aide de son père, il le reconfigure en salon itinérant à la déco vintage. Sol en damier noir et blanc, deux fauteuils de barbier, une salle d’attente au fond du bus avec cafetière et jeu d’arcade.
Martin passe son permis poids lourd et, en février 2019, démarre son affaire. Les clients sont vite arrivés...
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