La France va relocaliser une partie de sa production industrielle militaire

LCI - 14/03
[VIDÉO] - Une vingtaine de productions militaires vont être relocalisées en France, selon franceinfo. Parmi elles, des disques de turbines pour certains hélicoptères. Emmanuel Macron avait appelé en janvier l'industrie d'armement à "raccourcir les cycles de production".

Une vingtaine de productions militaires vont être relocalisées en France, selon franceinfo.
Parmi elles, des disques de turbines pour certains hélicoptères.
Emmanuel Macron avait appelé en janvier l'industrie d'armement à "raccourcir les cycles de production".

La France accélère la relocalisation de son industrie militaire. Trois semaines après avoir annoncé que la poudre pour les abus d'artillerie serait dorénavant produite sur le sol tricolore, d'autres secteurs de l'armée sont désormais concernés.

Selon franceinfo, une vingtaine de relocalisations stratégiques sont envisagées par le ministère des Armées. Parmi elles : des coques de bateaux, que la France commande actuellement dans les pays de l’Est, ou des explosifs pour gros calibres qui sont fabriqués en Suède, Italie ou encore Allemagne. Mais aussi des pièces pour certains moteurs d’hélicoptères, des disques de turbines élaborées aux États-Unis avant d'être forgées en Angleterre. "Bientôt, l’élaboration et la forge seront faites en France dans l’usine Aubert et Duval située dans le Puy-de-Dôme", précise franceinfo.

"Faire beaucoup plus vite, beaucoup mieux"

Si les premières pièces ne sont pas attendues avant 2025, le cout, lui, a déjà été chiffré. Pas moins de 250.000 euros par an pour ces disques de turbines. Un budget assumé par l'État : en janvier, Emmanuel Macron avait annoncé l'augmentation de plus d'un tiers de la future loi de programmation militaire (LPM), avoisinant les 400 milliards d'euros entre 2024 et 2030. À cette occasion, le président de la République avait appelé les armées et industriels à "faire beaucoup plus vite, beaucoup mieux, parfois à moindre coût" dans la fourniture d'équipements militaires.

L'industrie d'armement, dont la capacité de production est taillée pour les besoins limités des 30 dernières années malgré ses 200.000 salariés, doit, selon le président, "faire autrement, raccourcir drastiquement les cycles de production, ne pas céder à la sur-sophistication".

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"La consommation des munitions et l'attrition du matériel au combat impose de produire et de livrer vite", souligne-t-on au ministère des Armées, où les réunions avec les industriels s'enchaînent pour identifier les leviers. L'objectif est par exemple de ramener le délai de production d’un canon Caesar, tel que ceux fournis à l'armée ukrainienne, de 24 à 12 mois et celui des obus qu'il tire de 9 à 3 mois.

T.G.

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