Athènes (Grèce), correspondance particulière.
Sur les hauteurs de l’Acropole, une grande banderole flotte sous le ciel menaçant et assène : « Nos vies comptent ». Du rocher surplombant la capitale grecque, un vent de colère parcourt le pays depuis deux semaines et la collision mortelle entre deux trains reliant Athènes et Thessalonique.
La catastrophe ferroviaire, dont le bilan s’élève à 57 victimes, agit comme un catalyseur des exaspérations latentes dans la société grecque. Elles s’expriment dans un mouvement social inédit sous le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, élu en juillet 2019, et pourraient influencer les élections législatives prévues au printemps.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ces derniers jours devant le Parlement grec et dans plus de 80 villes à travers le pays. En première ligne se dresse une jeunesse grecque s’identifiant aux nomb...
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