L’autosatisfaction comme réponse au mécontentement. Un mois après le lancement de la billetterie des jeux Olympiques de Paris 2024 (celle des Paralympiques débutera à l’automne), le patron du Comité d’organisation (Cojo) n’en finit pas de saluer le « succès » de cette première phase de vente. La crispation exprimée, notamment sur les réseaux sociaux, au sujet des prix élevés, voire indécents ? Du passé. La promesse de Jeux « populaires » et « accessibles » ? Oubliée. Le triple champion olympique de canoë-kayak préfère retenir les 3,25 millions de billets déjà vendus et continuer à défendre sa politique tarifaire alors que la deuxième phase de vente (1,5 million de billets), à l’unité cette fois, débute à partir du mercredi 15 mars, au lendemain de J -500 du coup d’envoi.
« Il y a une telle attente, un tel engouement, que, de toute manière, on ne pourra pas satisfaire tout le monde. On en est désolé », a même lancé, le 9 mars, Tony Estanguet. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Celui du Cojo. Bizarrement, le patron du Comité d’organisation a oublié qu’il a été envoyé à deux reprises, une semaine après le lancement de la billetterie, pour éteindre l’incendie sur RTL et BFM. Interrogé sur les prix excessifs – comme des places à 690 euros pour des éliminatoires en athlétisme ou à 260 euros pour deux heures de qualifications en gymnastique artistique –, Tony Estanguet s’est défendu en assurant que les Jeux de Paris n’étaient « pas plus che...
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