Nappes phréatiques : une situation "dégradée" et une "grande incertitude" pour les prochains mois

LCI - 13/03
[VIDÉO] - La situation des nappes phréatiques en France continue d'être "peu satisfaisante", selon un bilan officiel. Après une longue période sans pluie, elle s'est même "dégradée" durant le mois de février. Si bien que seules des précipitations courant mars pourraient permettre d'améliorer durablement l'état des nappes.

La situation des nappes phréatiques en France continue d'être "peu satisfaisante", selon un bilan officiel.
Après une longue période sans pluie, elle s'est même "dégradée" durant le mois de février.
Si bien que seules des précipitations courant mars pourraient permettre d'améliorer durablement l'état des nappes.

Le ciel va continuer d'être scruté attentivement ces prochaines semaines. Dans un bilan officiel publié ce lundi 13 mars, le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), chargé de surveiller l'état des nappes phréatiques, fait état d'une situation qui "s’est dégradée et est peu satisfaisante".

Une "grande incertitude" sur les prochains mois

"L'ensemble des nappes affichent des niveaux sous les normales et 80% des niveaux sont modérément bas à très bas", indique le rapport, constatant une situation qui a empiré par rapport à février 2022. Face à cette tendance, l'hydrogéologue Violaine Bault a fait état, lors d'une conférence de presse, d'une "grande incertitude" sur les prochains mois.

L'évolution des tendances "dépendra essentiellement de la pluviométrie", estime ainsi l'organisme. "La recharge pourrait reprendre courant mars sur les secteurs arrosés et la situation pourrait alors s’améliorer", espère le BRGM, qui a néanmoins tempéré tout optimisme en indiquant que "la reconstitution des stocks d'ici le printemps reste difficilement envisageable sur les nappes réactives (les plus sensibles à la pluie, ndlr) affichant des niveaux très bas".

La recharge pourrait reprendre dans certains secteurs en mars mais "les prochaines pluies auront probablement peu d'impact", dans la mesure où dès courant avril, la reprise de la végétation absorbera la majeure partie de l'eau. Par ailleurs, en cas de précipitations insuffisantes, comme de reprise précoce de la végétation, l'état des nappes pourrait continuer à se dégrader.

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Selon l'organisme, les pluies de l'automne et de l'hiver, période de recharge essentielle pour la reconstitution des stocks, ont été "très insuffisantes pour compenser les déficits accumulés durant l'année 2022". Le mois de février a par ailleurs été particulièrement dommageable, avec un "arrêt brutal de la recharge", note Violaine Bault. Le BRGM a notamment averti sur l'état des nappes du bassin parisien et du couloir Rhône-Saône, particulièrement fragilisées par deux recharges hivernales successives déficitaires (2021-2022 et 2022-2023).

Aurélie LOEK avec AFP

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