En France, le pouvoir souverain s'est transmis par hérédité pendant de longs siècles : la couronne passait d'un homme de la famille dirigeante (la dynastie) à un autre homme de cette même famille, le plus souvent de fils aîné en fils aîné (primogéniture mâle). Les femmes n’avaient dans ce système aucune possibilité et aucune vocation à régner… excepté dans des cas particuliers.
La régence, notamment, permettait aux reines de gouverner temporairement le pays en lieu et place de leurs conjoints — départ à la guerre, par exemple — ou de leur fils mineur. Seulement, en droit monarchique, cela n'était pas considéré comme un régime de pleine souveraineté. Ces périodes ont ainsi souvent été synonymes de crises ou de révoltes : le pouvoir du monarque se trouvant affaibli, soit par la distance, soit par un jeune âge, la porte était ouverte aux contestataires de son autorité… ou aux ambitieux visant le trône. Plusieurs souveraines, aux récits fascinants, ont toutefois marqué l'histoire du pays durant ces temps difficiles d'exercice du pouvoir. En voici une liste non exhaustive.
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Pour comprendre comment ces femmes ont pu se retrouver un temps à la tête du royaume (cela ne prend pas, à l'époque, le terme de régence), quelques éléments de contexte. À la mort du mérovingien Clovis en 511, quatre territoires sont créés avec pour capitales Reims (puis Metz), Soissons, Paris et Orléans (puis Chalon). Et si le dernier de ses fils, Clotaire Ier, unifie le royaume des Francs, les territoires sont de nouveau répartis entre ses quatre (puis trois) fils. Guerres et assassinats s'enchaînent. Brunehaut est reine d’Austrasie, mariée à Sigebert Ier, quand sa sœur aînée Galswinthe est à la tête de la Neustrie, aux côtés de Chilpéric Ier.
C'est là qu'apparaît Frédégonde, la maîtresse de ce dernier ...
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