Les fumeurs, la galoche et le corbillard ont un point commun. Tous ont, en France, un musée qui leur est dédié. Il était donc temps que le féminisme puisse avoir le sien. Jusqu'à présent, malgré les 3.000 musées recensés, aucun n'était consacré à cette thématique.
Ce sera bientôt chose faite avec ce Musée des féminismes qui devrait bel et bien voir le jour à la bibliothèque universitaire (BU) d'Angers, située sur le campus de Belle-Beille, quartier situé à l'ouest de la préfecture du Maine-et-Loire. «Quelques années après #MeToo et avec le foisonnement actuel des essais et de podcasts féministes, c'est le bon moment», justifie Nathalie Clot, conservatrice et directrice des bibliothèques et archives de l'université d'Angers.
Et si l'intérêt semble incontestable, la localisation peut paraître un peu incongrue: pourquoi ne pas avoir choisi Paris? Pour comprendre cette décision, il faut remonter le fil qui a présidé à la création de ce musée.
Ce projet doit beaucoup à la rencontre de deux volontés. D'un côté, on retrouve Christine Bard, professeure d'h...
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