Un G20 sous tension. La Russie, comme la Chine, a refusé jeudi de signer le texte final du G20 appelant à un retrait des forces russes de l'Ukraine. Les deux pays ont été les seuls membres du G20, qui se tient à New Delhi (Inde) à ne pas approuver la déclaration exigeant le "retrait complet et inconditionnel de la Russie du territoire de l'Ukraine".
Premier face à face entre Lavrov et Blinken depuis plus d'un an. Durant ce sommet, le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est entretenu brièvement avec son homologue russe Sergueï Lavrov. "J'ai dit au ministre des Affaires étrangères (russe) ce que j'ai dit, comme tant d'autres la semaine dernière aux Nations unies et ce que tant de ministres des Affaires étrangères du G20 ont dit aujourd'hui : mettez fin à cette guerre d'agression, engagez-vous dans une diplomatie significative qui peut produire une paix juste et durable", a déclaré le dirigeant américain en conférence de presse. De son côté, le représentant de Vladimir Poutine à l'étranger a fustigé le "comportement obscène d'une série de délégations occidentales, qui ont transformé le travail sur l'agenda du G20 en une farce", indique l'agence de presse TASS. Il s'agit du premier tête à tête entre les deux chefs de la diplomatie depuis janvier 2022, soit avant le début de l'invasion en Ukraine.
Gare aux armes chinoises. Parallèlement, Washington a, de nouveau, mis en garde contre l'éventualité de livraisons d'armes par la Chine à la Russie. Les États-Unis n'ont "pas d'indication que (la Chine) ait pris la décision" de fournir des armes à Moscou, mais cette éventualité "reste sur la table", prévient John Kirby. "Nous pensons que cette décision ne serait pas dans l'intérêt de la Chine et de sa réputation internationale, à laquelle elle attache beaucoup de prix", ajoute le porte-parole de la Maison Blanche pour les questions de sécurité nationale.
Olaf Scholz à la Maison Blanche. Le chancelier allemand Olaf Scholz, qui sera reçu vendredi par le président américain Joe Biden, a également appelé la Chine à ne pas fournir d'armes à "l'agresseur russe". Cette visite est destinée à "réaffirmer les profonds liens d'amitié" entre les deux pays, affirme l'exécutif américain. Il s'agit d'une "courte visite de travail", a expliqué le porte-parole du chancelier allemand, Steffen Hebestreit. L'objectif est de se concerter sur les développements du conflit en Ukraine : "Comment seront les prochains mois dans le pays ? Qu'est-ce que cela signifie pour le soutien que les alliés peuvent apporter ?", poursuit-il.
Nouvelle aide américaine. Dans cette logique de projection à moyen terme, les États-Unis vont annoncer, ce vendredi, une nouvelle aide à Kiev. "Demain, les États-Unis annonceront de manière unilatérale une nouvelle aide à l'Ukraine", a dit John Kirby. "Elle comprendra surtout des munitions pour les systèmes que les Ukrainiens ont déjà", précise-t-il, citant notamment les systèmes de lance-roquettes Himars.
Koupiansk, une ville de nouveau en danger. Sur le terrain, les autorités ukrainiennes ont ordonné jeudi aux personnes vulnérables d'évacuer la ville de Koupiansk, sur le front nord-est, qui risque d'être prise par les forces russes. "L'évacuation obligatoire des familles avec enfants et des résidents dont la mobilité est réduite a commencé dans la communauté de Koupiansk en rais...
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