La mixité sociale à l'école –c'est-à-dire le fait pour les enfants des classes populaires, moyennes et supérieures, de fréquenter les mêmes établissements– est généralement considérée comme un objectif désirable, à même de réduire les inégalités scolaires et de favoriser chez les élèves une forme d'ouverture à l'altérité.
Cependant, on craint fréquemment que les élèves d'origines sociales différentes, même lorsqu'ils partagent un même établissement, ne se mélangent pas ou peu, reproduisant des formes de ségrégation sociale dans leurs amitiés. Ainsi, un récent article du journal Le Monde se demandait si les enfants ont déjà une «conscience de classe» qui leur ferait choisir des amis issus des mêmes milieux, annulant donc en partie l'effet de la mixité de l'établissement. On pourrait même redouter que la distance sociale n'engendre entre les élèves des conflits ou du harcèlement –une peur notamment évoquée par certains parents de classes supérieures pour expliquer leur choix de scolariser leurs enfants dans des établissements moins mixtes (souvent du secteur privé)....
[Courte citation de 8% de l'article original]