J'avais espéré qu'avec l'accumulation des années, sagesse aidant, la perspective de la mort aurait perdu de son côté effrayant. J'aurais appris à la relativiser, à l'accepter, à lui trouver même un certain charme. À la longue, elle serait devenue une péripétie de la vie comme une autre, un simple mauvais moment à passer avant le grand saut vers l'inconnu, ce néant tant redouté ou cette vie éternelle tout aussi désespérante à imaginer.
Force est de se rendre compte que le temps n'a en rien apaisé mon angoisse de la mort. Il l'a même renforcée. Quoi, j'ai à peine vécu et voilà déjà qu'il faut songer à choisir le modèle de son cercueil, à dire adieu à ce monde auquel au bout du c...
[Courte citation de 8% de l'article original]