SNCF : comment les sites sensibles sont-ils sécurisés ?

LCI - 28/02
[VIDÉO] - En janvier, le sabotage d'un poste d'aiguillage a entraîné l'interruption de la circulation des trains au départ de la gare de l’Est, à Paris. À la suite de cet incident, le gouvernement a annoncé débloquer 5 millions d'euros pour renforcer la sécurité d'une centaine de sites sensibles.

En janvier, le sabotage d'un poste d'aiguillage a entraîné l'interruption de la circulation des trains au départ de la gare de l’Est, à Paris.
À la suite de cet incident, le gouvernement a annoncé débloquer 5 millions d'euros pour renforcer la sécurité d'une centaine de sites sensibles.

Des barrières endommagées, un simple verrou et aucune caméra pour surveiller l'accès à ce site SNCF en région parisienne. Notre équipe l'a constaté sur place, la zone semble facile d'accès. Derrière une porte, se trouvent des fils électriques et des rails. Les abîmer provoquerait d'importants retards sur les nombreux trains régionaux et TGV qui y passent toutes les heures.

Sécuriser les installations d'Ile-de-France

Pour un voisin interrogé dans le reportage TF1 en tête de cet article, le site est vulnérable. Or, des sites sensibles, il y en a partout en France. Le sabotage de l'un d'entre eux le 24 janvier dernier avait entrainé une panne géante à la gare de l’Est. Là non plus, il n'y avait pas de vidéosurveillance. "Nous avons découvert 48 câbles qui ont été brûlés. C'est un acte volontaire", rapportait un agent.

Chaque année, 2500 actes de malveillance et un millier de vols ont lieu sur le réseau national. Face à l'urgence, l'État a mis sur la table 5 millions d'euros. L'enveloppe financera les travaux de sécurisation d'une centaine d'installations. "Cinq millions d'euros, ce n'est pas rien du tout. On va par exemple être dans des axes de remédiation qui peuvent être : augmenter la hauteur de barrière, ajouter de la vidéo surveillance, bétonner des artères de câbles pour qu'ils ne soient plus apparents...", explique Noémie Bercoff, directrice de l'activité "conseils" dans une entreprise d'ingénierie.

Lire aussi

Au-delà de la sécurité, l'enjeu pour la SNCF est aussi financier. Tous les ans, 4650 trains sont supprimés, 280.000 minutes de retard cumulées, à cause du sabotage. Cela représente plusieurs millions d'euros de frais de réparation et de remboursement de billets. L'aide ciblera uniquement les sites d'Ile-de-France pour garantir notamment le transport des voyageurs attendus en nombre pour les Jeux olympiques de 2024.

A. Lo. Reportage TF1 Éléonore Payro, Patrick Ninine, Marie Simon-Le Gall

Sur lemême thème

  • #Le 20h
  • #SNCF
  • #Transports en commun du quotidien
  • TransportsUn "incendie volontaire" paralyse la gare de l'Est

ToutTF1 Info

Les + lusDernière minuteTendance
  • 1
    "Mensonges et manipulation" : les proches de la jeune Allemande prétendant être Maddie sortent du silence
    Publié le 26 février 2023 à 18h20
  • 2
    "Ne vous approchez plus" : une "rencon...
    [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...