Le candidat de la majorité présidentielle ne fait pas mystère de son obsession de campagne à trois semaines du premier tour (le 20 juin). Valérie Pécresse. Un bulletin de vote au nom de l'actuelle présidente de Libres ! dans les urnes et c'est l'assurance d'assister à une course vers la primaire de la droite, alerte-t-il. Aussitôt élue, aussitôt partie, récuse ce député du Val-de-Marne à l'unisson de la majorité dans les Hauts-de-France où Xavier Bertrand cherche à se faire réélire dans la perspective de 2022. Ce candidat mystère – « Je suis plus connu que reconnu » – distancé dans les projections de vote par le numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella, attaque désormais bille en tête son opposante de droite. Le but de la manœuvre ? Faire passer Valérie Pécresse pour la candidate du passif à défaut de pouvoir lui opposer un bilan. Sans oublier d'égratigner une gauche francilienne, « la moins républicaine du monde ». Pour Le Point, cet adepte du sérieux budgétaire (il en est le rapporteur général à l'Assemblée nationale) livre ses impressions très politiques sur un scrutin nationalisé, l'accent sécuritaire de Gérald Darmanin et l'avenir de l'Île-de-France sans Valérie Pécresse. « Je serai engagé pour six ans à la tête de la région », veut-il croire.
Le Point : Valérie Pécresse se fait forte de son bilan pour être reconduite à la présidence de la région. C'est une difficulté supplémentaire pour votre campagne ?
Laurent Saint-Martin, député du Val-de-Marne, détaille ses propositions à son QG de campagne, le jeudi 27 mai 2021. Laurent Saint-Martin : En réalité, je pense que son bilan est aussi son boulet. La région Île-de-France est la plus riche de France et la plus inégalitaire. C'est la région que de trop nombreux habitants disent rêver de quitter. Beau bilan. Valérie Pécresse parle au passé. Moi, je parle d'avenir, de la vision de notre région que l'on propose aux Francilien...