C'est un événement qui pourrait rebattre toutes les cartes. Pierre Palmade a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) samedi soir à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) où il était assigné à résidence depuis sa mise en examen pour "homicide et blessures involontaires", après avoir provoqué un accident de voiture sous l'emprise de cocaïne qui a fait trois blessés. Si l'humoriste est sorti du service de soins intensifs dimanche soir, il est toujours sous surveillance à l'hôpital Kremlin-Bicêtre, où il a été pris en charge, et cet événement pourrait avoir des conséquences sur la suite de l'enquête.
En effet, après une audience à huis clos vendredi, la cour d'appel de Paris doit décider ce lundi si Pierre Palmade reste assigné à résidence dans un hôpital sous surveillance électronique ou s'il doit être placé en détention, comme l'a demandé le parquet. "Le juge a le dernier mot, mais il y a une exception, s'il y a un médecin dépêché par la justice qui vient dire que l'état de santé de Pierre Palmade n'est pas compatible avec la détention, la justice ne peut pas outrepasser son avis", explique maître Hector Lajouanie, avocat pénaliste, au micro de TF1.
Alors pour ne pas risquer d'être désavoués par l'expertise médicale, les juges pourraient décider de reporter leur décision, le temps que son état de santé se stabilise.
Le comédien est sorti de soins critiques, mais les médecins recommandent encore 10 à 15 jours d'observation. "La survenue d'un AVC justifie le maintien en hospitalisation avec une surveillance très rapprochée", indique le docteur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique à l'hôpital Lariboisière (10e arrondissement de Paris). En effet, il existe selon lui un "risque immédiat", qui n'est autre qu'une "récidive de l'accident".
Justement, avec cet AVC, il est aussi possible de se demander s'il s'agit du premier de l'humoriste, où s'il en a déjà été victime. Dans le cas où il aurait fait un AVC au moment de l'accident, sa défense pourrait s'emparer de l'argument, et l'affaire pourrait basculer. "Si un expert nous indique qu'il a pu faire un AVC au volant, ce serait une circonstance atténuante, et il ne pourrait pas être déclaré responsable, que ce soit un homicide involontaire ou des blessures involontaires", explique Michel Benezra, avocat spécialiste en droit routier. En revanche, l'humoriste pourra toujours être poursuivi pour avoir consommé des stupéfiants au volant.
La décision de la cour d'appel devrait être connue ce lundi en fin de matinée. Mais une incarcération de Pierre Palmade semble peu probable, puisqu'aucune prison française n'est dotée d'un service en soins intensifs.
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