D'ici les années 2030, deux nouvelles sondes de la Noosphère inspecteront les lunes découvertes par Galilée il y a quatre siècles. Juice et Europa Clipper pourront peut-être alors faire avancer le débat sur l'origine de ces lunes, origine qui vient de trouver un nouveau scénario cosmogonique prenant à contre-pied les précédents proposés.

C’est à Galilée que l’on doit la découverte en janvier 1610, grâce à l'amélioration de sa lunette astronomique, des quatre principales lunes de Jupiter. Ce bâtisseur du Ciel, pour reprendre les termes de Jean-Pierre Luminet, en fait l’annonce dans l’ouvrage qu’il a publié en mars 1610, Sidereus nuncius (traduit en français sous le titre « Le Messager des étoiles »), un court traité d'astronomie écrit en latin. Il désigne ces lunes en hommage à la famille Médicis qui a été son mécène, c’est-à-dire qu’il les appelle les Medicea Sidera (les étoiles « médicéennes »), en l'honneur des quatre frères de la maison Médicis (Cosimo, Francesco, Carlo et Lorenzo).

Les astronomes actuels les appellent souvent les lunes galiléennes, mais le grand public les connaît sans doute plus sous le nom que leur a donné un astronome allemand contemporain de Galilée, à qui l’on doit la première observation de la galaxie d’Andromède dans une lunette : Simon Marius. Sur une suggestion d’un autre bâtisseur du Ciel, le génial Kepler, Mariu...
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