Le seul destin de la masculinité toxique : le ressentiment et la fureur

MSN - 26/02
L'une des conséquences les plus intéressantes du féminisme est qu'on parle de plus en plus de la masculinité. Il est vrai qu'il est parfois présenté comme le grand ennemi qu'il faut vaincre, ce qui est une erreur. Tout est plus attrayant quand s'engage un débat dans lequel tout le monde suppose qu'autre chose doit changer, car il ne suffit pas que les lois changent. Ce dernier est assez simple. Le Gouvernement envoie au Parlement un projet...

L'une des conséquences les plus intéressantes du féminisme est qu'on parle de plus en plus de la masculinité. Il est vrai qu'il est parfois présenté comme le grand ennemi qu'il faut vaincre, ce qui est une erreur. Tout est plus attrayant quand s'engage un débat dans lequel tout le monde suppose qu'autre chose doit changer, car il ne suffit pas que les lois changent. Ce dernier est assez simple. Le gouvernement envoie un projet de loi au Parlement, la législature l'approuve, il est publié au BOE et tout est résolu. Et puis on s'alarme d'apprendre que la société –par exemple, les plus jeunes– n'a pas complètement changé leur mentalité, ce que nous pensions arriver presque automatiquement.

Il est impossible de dissocier la masculinité de la culture patriarcale qui existe depuis que les êtres humains ont construit une communauté. Depuis des siècles ? Du Néolithique, selon certains auteurs ? C'est possible. La division du travail réservait aux hommes une fonction essentielle à la survie du groupe tandis que les femmes recevaient d'autres responsabilités qui leur conféraient moins de pouvoir. Puis sont apparues les religions qui ont favorisé le côté que l'on pe...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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