Algérie: «l’esprit du Hirak doit rester vivant pour que nos futurs décideurs n’oublient pas que le peuple les surveille»

Kamal Louadj. Sputnik France - Sputnik - 28/05
Dans un entretien à Sputnik, le Dr Bensaada, analyste politique algérien, explique que «l’esprit du Hirak doit rester vivant au sein de la société algérienne». Selon...

Sous la direction du Président Abdelmadjid Tebboune, le Haut-Conseil de sécurité de l’État algérien a classé le mouvement islamiste Rachad et le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) comme organisations terroristes. Dans le sillage de cette décision, les autorités algériennes ont également interdit toutes les marches populaires non autorisées du Hirak. En effet, ces deux dernières semaines, des dizaines de manifestants, d’intellectuels et de journalistes ont été arrêtés par la police.

Alors que le pays est en pleine campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 12 juin, l’interdiction des marches du Hirak – dont les manifestants sont contre l’organisation de ce rendez-vous électoral – sonne pour certains analystes comme une tentative de passage en force du pouvoir.

Outre les raisons objectives ayant amené les autorités algériennes à classer Rachad et le MAK comme organisations terroristes, est-il justifié d’utiliser cet alibi pour empêcher les marches citoyennes pacifiques du Hirak? Ne pas entendre la voix de ceux qui descendent dans la rue et qui ne se reconnaissent pas dans les idéaux de ces deux organisations ne pourrait-il pas pourrir davantage la situation dans le pays?

Par ailleurs, ceux qui dénoncent la surmédiatisation et la surexploitation du danger de «la main étrang...
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