Marie-Agnes Strack-Zimmermann prévient que la cohésion de la communauté internationale contre Poutine s'amenuise. Elle appelle à une réorientation de la politique de sécurité allemande.
Le 24 février 2022 marque un tournant. Avec l'invasion à grande échelle de ses forces armées en Ukraine et les tirs massifs de roquettes sur les villes ukrainiennes, Vladimir Poutine n'a pas seulement franchi une ligne rouge. Il a repoussé les limites de ce qui est imaginable.
Poutine remet en question l'ordre de paix fondé sur des règles qui est inscrit dans la Charte des Nations Unies depuis 1947 après les terribles expériences de la Seconde Guerre mondiale. Un élément central de cet ordre de paix est la renonciation à l'agression et à la violence contre d'autres États.
Jusqu'à peu de temps avant le début de la guerre, de nombreux observateurs avaient donc espéré que Poutine n'enfreindrait pas cette règle de base. Mais c'est exactement ce qui est arrivé. Il invoque le grand récit national du "Russkij Mir", une idée revancharde de restauration des frontières de l'ex-Union soviétique et de l'ex-empire russe.
Le concept a été officiellement soutenu par les dirigeants russes depuis le...
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