C'est plus fort que nous mais nous aimons voir «les puissants» trébucher. Il y a dans leur chute quelque chose de vaguement jubilatoire, un sentiment de triomphe comme si enfin ils nous apparaissaient sous leur jour véritable, c'est-à-dire veules, bêtes, violents, simples mortels descendus de leur piédestal. Redevenus humains, nous les haïssons de nous ressembler, eux qui étaient censés ne jamais nous décevoir. De cette ambivalence de sentiments, entre jalousie et admiration, nous demeurons les jouets, tantôt révulsés par leurs agissements, tantôt compatissants de les voir ainsi tombés.
Pierre Palmade n'...
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