Pénuries de médicaments : vers un retour à la normale "d'ici un mois"

LCI - 21/02
[VIDÉO] - Confrontée à une triple épidémie (grippe, bronchiolite, Covid-19), la France fait aussi face à des difficultés d'approvisionnement pour certains médicaments. Les autorités sanitaires et le gouvernement ont annoncé une batterie de mesures. Couplées à une amélioration de la situation épidémiologique, elles devraient permettre un retour à la normale "d'ici un mois".

Confrontée à une triple épidémie (grippe, bronchiolite, Covid-19), la France fait aussi face à des difficultés d'approvisionnement pour certains médicaments.
Les autorités sanitaires et le gouvernement ont annoncé une batterie de mesures.
Couplées à une amélioration de la situation épidémiologique, elles devraient permettre un retour à la normale "d'ici un mois".

Bientôt du mieux au rayon médicaments. Depuis de nombreuses semaines, les officines de l'Hexagone sont confrontées à de nombreuses ruptures de stocks, ou du moins à des difficultés d'approvisionnement. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, plus de 3000 traitements se sont retrouvés en flux tendu cet hiver. "Toutes les classes de médicaments sont concernées par les ruptures de stock ou tensions d’approvisionnement, mais trois classes parmi les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) sont plus particulièrement exposées : les anti-infectieux, les médicaments du système nerveux et les médicaments du système cardiovasculaire", indique l'instance.

Parmi les molécules les plus connues (et utilisées) figurent les versions pédiatriques de l'amoxicilline (antibiotique prescrit en cas d'infection) et le paracétamol. 

La situation va se résorber au fur et à mesure

ANSM

Ces problèmes, qui se retrouvent également à l'échelle européenne et internationale, sont à la fois liés à la violence de la triple épidémie (grippe, bronchiolite, Covid-19) qui a sévi cet hiver, à un manque d'anticipation des autorités et des laboratoires, aux capacités de production insuffisantes et à la rareté de certaines matières premières. Des difficultés qui "étaient déjà présentes avant même les années Covid" mais la pandémie a accéléré la tendance, précise l'ANSM à TF1info. 

Pour cet hiver, le gouvernement souligne par ailleurs une conjoncture spéciale. "On sort de la crise du Covid-19. En plus de l’impact en termes de consommation médicamenteuse, le port du masque a permis aux gens d’être moins malades qu’habituellement. Les industries internationales ont, du coup, mal anticipé la consommation pour l’hiver actuel. Dans le futur, cette partie du problème devrait disparaitre", détaille l'administration du ministre de la Santé, François Braun.

Les autorités se veulent toutefois rassurantes : le plus dur semble passé. "La situation va se résorber au fur et à mesure", estime l'ANSM, qui ne peut toutefois pas donner de "perspectives" précises. Même son de cloche du côté d'une source du côté du ministère de la Santé et de la Prévention. "Tout devrait rentrer dans l'ordre d’ici à la fin de l’hiver, d’ici un mois", glisse l'exécutif, contacté par TF1info. "Les usines tournent à plein, les épidémies reculent, et donc la consommation médicamenteuse diminue. Cela va permettre de refaire les stocks progressivement", explique-t-il. "On se veut rassurants sur le fait que tout va progressivement rentrer dans l’ordre".

Réserves, anticipation et stocks de sécurité

Pour assurer la continuité des soins et renflouer les réserves, les autorités ont "récupéré des doses supplémentaires d'amoxicilline" qui sont "en train d’être graduellement livrées du côté des pharmacies". Certaines officines ont également été autorisées à produire ce médicament. En complément, l'ANSM a "mis en place un suivi des stocks" et "un contingentement quantitatif et/ou qualitatif (priorisation de l’utilisation pour certains patients ou certaines indications)". En dernier lieu, "la responsabilité repose sur l’industriel, qui doit résoudre au maximum les problèmes ou, à défaut, nous avertir, le plus en amont possible", rappelle l'agence.

Sur le plus long terme, d'autres mécanismes - dont certains ont été annoncés dès le début du mois de février - vont être instaurés pour éviter, le plus possible, qu'une telle situation se reproduise. "Ce qu’il faut, c’est que l’on soit plus en ca...
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