Nous avons récemment publié plusieurs articles sur ce que l’on nomme la « décapitalisation » dans les élevages. Elle consistait à réduire le cheptel des bovins, des ovins, des porcins et des volailles ces dernières années dans les élevages français. Faute de prix suffisamment rémunérateurs, les éleveurs vendaient des animaux reproducteurs, réduisant ainsi la taille de leur troupeau afin de ne pas trop s’endetter. Les sécheresses, de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues, ont également contribué à cette décapitalisation. Car acheter des fourrages à des prix élevés aggravait la situation économique des éleveurs. Les chiffres publiés lors d’une conférence de presse tenue le 14 février par Sébastien Windsor, président national des Chambres d’Agriculture avec les deux économistes Marine Raffray et Thierry Pou...
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