Grâce à la biographie de Laurens Delpech consacrée à Louis-François de Bourbon, prince de la Romanée-Conti et son grand propriétaire sous le règne de Louis XV, nous découvrons le mystère et le génie de ce sublime vin rouge de Bourgogne d'une rareté absolue, et les prix stratosphériques de ce chef-d'œuvre de la viticulture française.
Les vignes de la Romanée-Conti. | Michel Joly
Situé sur le beau terroir de Vosne-Romanée, en Côte de Nuits, la Romanée-Conti s'étend sur 1,75 hectare et livre, à chaque vendange, de 4.000 à 5.000 bouteilles (et moins) pour un rendement très bas de 18 hectolitres à l'hectare. C'était le cas en 2018, un millésime exceptionnel conjuguant le fruit intense du 2015 et la maturité du 2003.
Dans ce cru mythique, il n'y a pas deux millésimes qui se ressemblent, le vieillissement quasi infini va faire évoluer le vin: que sera la Romanée-Conti de 2020? En 1875, la Romanée-Conti exprime la truffe, les sous-bois et est bien présent en bouche, vivant.
Tout œnophile, tout amateur de grands vins cherche à savourer la Romanée-Conti servie à la table de Louis XV, c'est le nectar parfait, un rêve rarissime: à peine quelques milliers de bouteilles par an jamais vendues dans le commerce, seulement au domaine, aux restaurants et aux enchères. C'est le trésor, le sommet, le phare d'une carte des vins de restaurant étoilé, c'est le nectar d'une fête d'exception.
Au restaurant Troisgros à Ouches, près de Roanne, le 1996 est proposé à 30.000 euros le flacon et des amateurs réservent chez le grand cuisinier pour savourer la Romanée-Conti au moins une fois dans leur vie.
Une bouteille de la Romanée-Saint-Vivant. | Michel Joly
Au domaine viticole de Vosne-Romanée, le vin chef-d'œuvre est vendu avec les autres grands crus du domaine éponyme: La Tâche, Richebourg, Grands-Échez...
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