El Born : du mémorial sacré à la réflexion critique

Mar Padilla - El País - 18/02
Un espace destiné à expliquer le passé, une entité en litige, transitée et tournée par les tensions de la mémoire collective, revient à se repenser

Avegades els noms es révèlent exactas. Étymologiquement, born signifie fair ou torneig. Fa molts segles, le terreny del mercat — qui existait déjà à cel obert — était une place où l'on célébrait les tornejos médiévaux. Vu de cette bande de l'époque, potser qui vell esperit n'a pas tellement changé.

Le Born Center for Culture and Memory (BCCM) est une institution qui juge un point d'interrogation, celui qui demande qui peuvent être les moyens de ramener notre histoire au présent. C'est un lieu destiné à expliquer le passat, une entité en litige, transitée et tournée par les tensions de la mémoire collective : celle qui part d'une interprétation statique du passat, avec la date de la défaite contre les troupes de Felip V le 1714 fixé à foc, fin à une lecture ouverte qui vol invoquait différents passats.

Comme memory ou passat mateix, le Born est en réalité un ens pluriel. C'est un espace de 8 000 mètres carrés qui accumule des siècles d'expérience humaine, une terre qui, dans les couches successives de l'histoire, a été miraculeusement protégée de la destruction des intempéries grâce à la construction de la base d'équipement du mercat du XIXe siècle.

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Mais le BCCM est, avant tout, un grand trencaclosques. Il y a un site archéologique du début du IIIe siècle après JC, les vestiges de la destruction brutale d'une bonne partie du quartier de la Ribera par la guerre de Succession, la spectaculaire architecture en fer qui couvrira les rues du marché au moment de la révolution industrielle, le souvenir d'être le grand distributeur de fruits et légumes de la ville —fin dont Mercabarna arrivera en Zone Franche en 1971— et, depuis le franquisme tardif et fin 2001, le record d'avoir été un important indice de revendication politiques, sociaux et culturels dans la partie ancienne de la ville.

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Avant les grandiloqüències històriques envers le Born, ce moment d'agitation de quartier n'est pas une mince affaire. Bien sûr, grâce à l'activisme civique, le marché ne sera pas renversé, et finalement, toute la structure architecturale de Josep Fontseré sera restaurée. De cette façon, seuls les anciens chemins de fer et les rénovations ultérieures vont vivre des réunions, des festivals, des trobades, des expositions, des feux de disques et de mode. Un lieu ouvert à tous, à la fin des années soixante-dix, va représenter un Tenorio dirigé par Mario Gas, à la fois Assumpta Serna et Sílvia Munt ave...
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