"La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre", lance Emmanuel Macron. Vivement critiqué pour avoir continué à dialoguer avec Vladimir Poutine après le début de l'offensive russe en Ukraine, le 24 février 2022, et d'avoir appelé à ne "pas humilier la Russie" dans un accord de paix futur, le président français Emmanuel Macron a changé de ton, vendredi 17 février. En marge de la conférence sur la sécurité à Munich, en Allemagne, il s'est livré à un réquisitoire anti-Moscou, martelant que son "agression" devait "échouer". Selon lui, le Kremlin porte "l'entière responsabilité des effets calamiteux" de la guerre.
Emmanuel Macron "prêt à un conflit prolongé". "Nous sommes prêts à un conflit prolongé", a indiqué depuis Munich le locataire de l'Élysée, lors de son intervention devant plus de 150 représentants gouvernementaux réunis pour cette grand-messe consacrée aux questions de sécurité internationale. "En disant cela, je ne le souhaite pas. Mais surtout, si nous ne le souhaitons pas, nous devons collectivement être crédibles dans notre capacité à durer dans cet effort."
Paris et Berlin appellent à un soutien intensifié à Kiev "jusqu'à la victoire". "La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre et l'agression russe doit échouer, parce qu'on ne peut pas accepter la banalisation du recours illégal à la force, parce que sinon c'est toute la sécurité européenne et plus généralement la stabilité mondiale qui serait mise en cause", a assené le président français Emmanuel Macron. "Aujourd'hui, très clairement, l'heure n'est pas au dialogue." Dans ce contexte, Paris et Berlin se sont prononcés en faveur d'une intensification du soutien militaire ardemment réclamé par l'Ukraine. Après avoir été lui-même réticent, le chancelier allemand Olaf Scholz a ainsi pressé ses alliés de livrer des chars à Kiev.
"Pas d'alternative à la victoire", assure Volodymyr Zelensky. En marge de cette Conférence sur la sécurité, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les alliés à "accélérer" le soutien à son pays. "Nous avons besoin de vitesse. Vitesse pour conclure nos accords, vitesse des livraisons pour renforcer notre combat, vitesse des décisions pour limiter le potentiel russe. Il n'y a pas d'alternative à la vitesse, car c'est d'elle que dépend la vie", a-t-il fait valoir. "Il n'y a pas d'alternative à la victoire de l'Ukraine. Pas d'alternative à l'Ukraine dans l'Union européenne. Pas d'alternative à l'Ukraine dans l'Otan."
Wagner revendique une avancée sur le front de Bakhmout. Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner, Evgueni Prigojine, a affirmé que ses troupes avaient pris Paraskoviïvka, une localité ukrainienne qui touche au nord la ville de Bakhmout, théâtre de la plus longue bataille qui sévit dans le Donbass depuis un an. "Malgré le blocus des munitions, malgré de lourdes pertes et des batailles sanglantes, les gars ont pris entièrement la localité de Paraskoviïvka", a déclaré le patron de la milice, qui ne voit pas Bakhmout être capturée avant "mars ou avril". L'AFP n'a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.
Première étape vers le tribunal spécial de l'Ukraine. Le "centre international de coordination pour la poursuite du crime d'agression" commis par la Russie en Ukraine, basé à La Haye, sera "opérationnel" en juillet, a fait savoir le commissaire européen à la Justice Didier Reynders. Il est destiné à "rassembler et conserver les preuves du crime d'agression et permettre des discussions entre procureurs (...) non seulement sur les enquêtes, mais sur les poursuites possibles", a expliqué le commissaire belge, au côté du procureur général d'Ukraine, Andriï Kostine. Cette sorte de parquet est une première étape avant la mise en place d'un tribunal spécial pour juger les plus hauts responsables russes, une demande de...
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