Députées RN victimes de "messages d'intimidation" : une enquête ouverte par le parquet de Paris

LCI - 16/02
[VIDÉO] - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après des messages vocaux reçus par des députées du Rassemblement national. Au début des débats autour de la réforme des retraites, trois élues RN avaient affirmé être victimes d'appels les incitant à quitter l'hémicycle. Le parti avait porté plainte.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après des messages vocaux reçus par des députées du Rassemblement national.
Au début des débats autour de la réforme des retraites, trois élues RN avaient affirmé être victimes d'appels les incitant à quitter l'hémicycle.
Le parti avait porté plainte.

Il se dit victime d'une "manœuvre". La semaine dernière, le Rassemblement national a porté plainte après que trois députées du parti à la flamme ont reçu, lors des débats autour de la réforme des retraites, des messages vocaux malveillants destinés à les faire quitter l'hémicycle. Ce jeudi, la procureure de Paris a indiqué qu'une enquête préliminaire avait été ouverte.

"L'enquête débute, les plaintes ont été reçues au parquet de Paris le 5 février, l'enquête a été ouverte le 8 février et confiée à la brigade de répression des violences faites aux personnes", a déclaré Laure Beccuau au micro de RTL. "Toutes les pistes seront explorées. Nous allons faire une exploitation des lignes téléphoniques" pour obtenir "l'identification des potentiels auteurs de ces appels malveillants", a ajouté la magistrate.

"Un fait extrêmement grave", selon Marine Le Pen

Le 7 février, ces députées du RN avaient dénoncé avoir reçu des messages vocaux prétendant qu'un membre de leur famille était hospitalisé. Une "manœuvre" destinée à les éloigner de l'hémicycle, selon Marine Le Pen, alors que le groupe défendait une motion référendaire, et que leur présence était nécessaire. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle avait dénoncé "un fait extrêmement grave" et demandé pour ces trois élues la "protection fonctionnelle", c'est-à-dire une prise en charge de leurs frais d'avocat par l'Assemblée.

L'élue RN Laurence Robert-Dehault (Haute-Marne) avait fait écouter à la presse un message vocal reçu sur son téléphone : "Bonsoir Madame Robert-Dehault, le centre hospitalier. Nous vous appelons, car un de vos proches vient d'être admis en urgence à l'hôpital. Si vous pouvez vous rendre sur place, vous êtes attendue, vous pouvez nous rappeler au 03...."

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La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait dénoncé ce jour-là des "pressions" et "intimidations inqualifiables" contre des députées des groupes Renaissance et RN. Outre ces messages, la présidente de l'Assemblée avait mentionné "une lettre particulièrement odieuse d'insultes racistes et de menaces contre elle et contre sa famille" reçu par la présidente de la Commission des Affaires sociales, Fadila Khattabi (Renaissance).

I.N avec AFP

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