«Emma, Frédéric Moreau, Bouvard et Pécuchet : ces rêveurs sont victimes de leur médiocrité mais aussi de « l’éternelle misère de tout ». Manière de vivre autant que d’écrire, le style est une beauté autonome et vengeresse destinée à dominer la sottise universelle et le langage qui la colporte », dit l’éditeur à propos des quatre mille lettres de Gustave Flaubert (1821-1880) publiées et commentées dans plusieurs volumes de la Pléiade.
L'année 2021 marque le bicentenaire de la naissance du géant, auteur -entre autres - de « Madame Bovary » et de « l’Education sentimentale » . Régis Jauffret publie dans cet esprit son nouveau roman « Le dernier bain de Gustave Flaubert » (Seuil), utilisant le concept du « Dernier dimanche de Sartre » de Jean-Pierre Enard (+) ( éditions du Sagittaire, puis« Finitudes »),opuscule qui relatait en 1978 - soit deux ans avant la mort de Sartre- la dernière journée de l’auteur de la Nausée. Tous ceux qui glosent ici ou là sur le rôle qu ‘aurait joué le créateur de l’existentialisme dans la French Theory (ultra- américaine ) prouvent surtout qu’ils n’ont jamais lu une ligne de Sartre. Sartre n’a rien à voir avec la « cancel culture ».Ses écrits datent parfois face à la modernité de Camus : l’idéologie date terriblement dans le roman, le tuant dès qu’elle s’exprime. L’idéologie, disait Revel, « c’est ce qui pense à notre place ».
A propos des éditions du Sagittaire, leur co-fondateur Gérard Guégan - auteur d’une trenta...
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