«Je n’ai plus d’argent, nous n’avons plus rien à manger… » Dans ce message posté le 7 février sur Twitter, Samiullah Jahesh, journaliste afghan de 33 ans, déclare n’avoir d’autre choix que de vendre un de ses… reins pour subvenir aux besoins de sa famille. L’ancien reporter de la télévision afghane Ariana News, qui figure sur la liste noire des nouveaux maîtres de Kaboul, est réfugié au Pakistan depuis janvier 2022 avec sa femme et son fils. Ils n’ont pu déposer une demande de visa à l’ambassade de France qu’en juin. Depuis, dans ce pays où ils n’ont pas de permis de travail, leurs économies ont fondu, ainsi que leur espoir de voir leur demande de visa acceptée.
Leur situation n’est pas exceptionnelle. Des centaines de journalistes afghans ont fui l’Afghanistan depuis l’arrivée des talibans au pouvoir, et si une petite partie a été évacuée vers les États-Unis, l’Allemagne, la France...avant la fermeture des dernières ambassades occidentales à Kaboul, nombre d’entre eux, se sachant visés par de probables représailles talibanes, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]