«Je suis témoin, depuis maintenant trente-trois ans, du plus grand scandale de l’industrie pharmaceutique française. Au nom des victimes du monde entier, je vous demande de faire justice. » Le 14 février, devant une salle comble, au procès en appel du Mediator, la pneumologue Irène Frachon est venue avec ses schémas compliqués, ses photos édifiantes de valves cardiaques détruites, et sa volonté farouche d’expliquer une affaire qui, sans elle, n’aurait sans doute pas éclaté.
Avec son émotion en bandoulière aussi, elle a raconté les vies brisées des nombreuses victimes, qu’elle épaule depuis tant d’années, des médicaments de Servi...
[Courte citation de 8% de l'article original]