Adieu les ONG ?

Adela Cortina - El País - 14/02
L'acronyme d'organisations non gouvernementales est dépassé et est une robe très étroite pour désigner un secteur dynamique et diversifié dont la contribution à la société est la solidarité, l'assistance et la dénonciation critique de l'injustice.

En 1969, l'écrivain suisse Peter Bichsel publie une série de contes pour enfants dont l'un s'intitule Une table est une table. Dans ce document, Bichsel racontait comment un homme âgé, gris et solitaire, qui menait une vie monotone, décida de changer les noms des objets qui l'entouraient et d'appeler le tapis une table, un réveil une chaise, et de continuer ainsi avec tous les autres. . Pendant un moment, il s'amusait à jouer au nouveau jeu de vocabulaire, mais il arrivait un moment où il se taisait, car lorsqu'il essayait de parler à d'autres personnes, il lui était impossible de les comprendre.

Bitchel avait raison. Malgré la théorie intéressée selon laquelle il ne faut pas attribuer aux mots un sens précis, mais donner l'un ou l'autre selon la convenance de l'utilisateur dans chaque situation pour en tirer profit, il n'en reste pas moins vrai que les questions de mots sont de solennelles questions de choses. , et qu'il faut attribuer des noms aux réalités de manière à pouvoir les caractériser pour savoir de quoi on parle. D'autant plus si l'on traite de réalités immatérielles, comme ce serait le cas d'organisations ou d'institutions. Dans ces cas, prendre soin des mots est encore plus néces...
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