Des ballons espions partout dans le monde : à quoi joue la Chine ?

LCI - 13/02
[VIDÉO] - Deux nouveaux engins volants ont été détruits par les avions de chasse américains, l'un en Alaska, l'autre au-dessus du Canada. Leur origine et la raison de leur présence intriguent les experts.

Deux nouveaux engins volants ont été détruits par les avions de chasse américains, l'un en Alaska, l'autre au-dessus du Canada.
Leur origine et la raison de leur présence intriguent les experts.

En moins de 24 heures, deux ballons d'observation attribués à la Chine ont été neutralisés par des avions de chasse, en Alaska et au Canada. Ottawa collabore de près sur ce dossier, avec les États-Unis, qui ont déjà récupéré dimanche dernier un autre exemplaire, dans l'océan Atlantique, après l'avoir abattu.

"L'objet non identifié est entré illégalement dans l'espace aérien du Canada, a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau. Il représentait une menace réelle pour les avions civils. J'ai donc donné l'ordre de l'abattre."

Ce nouveau ballon est de forme cylindrique, de la taille d'une voiture, dix fois plus petit que l'exemplaire détruit le 4février dernier par les États-Unis. C'est d'ailleurs le troisième ballon attribué à la Chine abattu en une semaine. Avant le Canada samedi, Washington a neutralisé vendredi un autre exemplaire au-dessus de l'Alaska et un premier qui survolait l'Atlantique il y a huit jours.

"Observer les habitudes des bases"

La Chine rétorque que ce premier appareil ne comportait aucun matériel d'espionnage. Il s'agirait selon Pékin d'un ballon d'observation météorologique. Faux, rétorquent les États-Unis, qui parlent d'appareils d'écoute et d'espionnage à bord. Une base militaire d'envol, en Chine, aurait même été identifiée par les experts. 

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Washington ajoute que d'autres pays ont déjà été survolés par le passé, notamment la Colombie, l'Inde, le Japon, les Philippines et Taïwan. À chaque fois, Pékin viserait des bases militaires. "Ils cherchent à observer les habitudes des différentes bases. Parce que s'il y avait un jour une attaque surprise sur ces bases, il faudrait connaître parfaitement les moments où elles relâchent leur surveillance", explique à TF1 le lieutenant-colonel Vincent Arbarétier, historien militaire.

Le Japon et Taïwan ont également publié des clichés de ballons suspects repérés ces deux dernières années.

La rédaction de TF1 Reportage B. Christal, J. Clouzeau

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