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Laura Lippman, le membre le plus fier de la tribu des criminels noirs
Juan Carlos Galindo - El País -
13/02
L'auteure, l'une des grandes du genre, réfléchit sur le racisme, la violence et le lieu d'où elle écrit. Il assure ne pas manquer le monde du journalisme, qu'il dépeint avec passion dans 'La dama del lago'
"Dès le début, il était clair pour moi que j'allais écrire des romans policiers et que, même si personne d'autre ne devait le savoir, je devais être conscient de ce qu'il y avait là-bas au-delà du mystère de qui était à blâmer. Rien d'autre". Laura Lippman résume ainsi l'élan essentiel de sa carrière dans le polar. Il parle avec de longues phrases, un flux verbal fort, doux et sans trace d'accent de Baltimore, et un sourire presque continu. Il vient d'atterrir à Barcelone en provenance de Paris, où il a passé deux jours à faire des recherches pour son prochain livre. C'est un jeudi froid mais Lippman, l'une des vedettes du festival BCNegra, ne semble pas s'en apercevoir.
L'auteure américaine (Atlanta, 63 ans) est en Espagne pour parler de son dernier roman traduit en espagnol, La dama del lago (Salamandra), une histoire noire et criminelle qui raconte la lutte de Madeline Schwartz pour se faire une place dans le monde d'après d'avoir quitté son mari et sa belle vie bourgeoise. "Elle a tout, mais pour elle ce n'est pas assez", résume son créateur. "Et personne ne la soutient quand elle prend cette décision." Nous... [Courte citation de 8% de l'article original]
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