Une nouvelle approche pour simuler la naissance il y a 4,56 milliards d'années des planétésimaux, les briques des planètes du Système solaire, décrit comme jamais la population de ceux qui en sont aujourd'hui les fossiles sous forme d'astéroïdes et de comètes. La nouvelle théorie est testable avec les troyens de Jupiter.
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Deux astrophysiciens, Brooke Polak de l'université de Heidelberg et Hubert Klahr de l'Institut Max-Planck d'astronomie (MPIA), en Allemagne, viennent de renouveler la théorie de la cosmogonie du Système solaire et de montrer à nouveau qu'il s'agit d'un sujet absolument fascinant qui combine des considérations savantes de mécanique céleste, d’hydrodynamique et de théorie cinétique des gaz, et bien sûr aussi de cosmochimie.
Avec des simulations plus détaillées que jamais, ils ont modélisé une phase clé de la formation des planètes dans notre Système solaire dans une publication de The Astrophysical Journal que l'on peut trouver en accès libre sur arXiv. Il s'agissait de mieux comprendre comment une fois la coalescence des poussières terminée sous l'effet des forces de van Walls dans le disque protoplanétaire initial il y a 4,56 milliards d'années environ, coalescence ayant formé des cailloux (Peebles, en anglais) de quelques millimètres à quelques centimètres de taille, on était passé à des planétésimaux, des corps rocheux irréguliers d'une dizaine à quelques centaines de kilomètres de taille.
Ces planétésimaux allant ensuite entrer en collision les uns avec les autres et faire croître par accrétion quelques corps qui vont devenir des embryons de planètes et finalement des planètes. Cette dernière phase ayant été plutôt bien comprise assez tôt, même si du travail de recherche reste encore à accomplir à son sujet pour vraiment comprendre comment le Système solaire actuel s'est formé...
[Courte citation de 8% de l'article original]