En cette fin de journée de début février, plus de 70 personnes sont rassemblées devant la mairie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Résidentes du foyer de travailleurs étrangers situé rue Nationale, elles brandissent des pancartes aux slogans éloquents : « Non au foyer prison », « Mairie de Boulogne, soutenez les résidents du foyer » ou encore « Résidents des foyers Adoma en colère ». À l’origine de cette mobilisation, un conflit qui les oppose au gestionnaire du foyer, Adoma, ayant abouti à une décision de justice ouvrant la voie à l’expulsion de 118 d’entre eux. « Les lettres avec un commandement de quitter les lieux ont commencé à arriver le 26 janvier. Pour le moment, une vingtaine de résidents en ont reçu, et ça continue d’arriver », raconte Jacqueline Geering, membre du Collectif pour l’avenir des foyers (Copaf). D’après ce document, les résidents sont censés avoir quitté les lieux d’ici au 1er avril, lendemain de la date de fin de la trêve hivernale.
Le foyer de Boulogne-Billancourt, ce sont 444 chambres, selon les résidents, et 217, selon Adoma, d’un ou plusieurs lits, réparties...
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