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À la RATP, Yannick Stec et son corps usé
Humanite -
08/02
D’apparence, Yannick Stec a l’allure d’un fan tout droit sorti du festival Hellfest. Mais l’image est trompeuse. Loin d’être amateur de musique metal, cet agent de la RATP, sans un cheveu sur la tête et à la barbe bien fournie, est avant tout conducteur sur le RER B. Sa vie est liée à la Régie autonome des transports parisiens, autrefois vitrine du service public. « J’y suis entré très jeune, à 17 ans, en contrat de qualification », glisse-t-il. « À l’époque, le gouvernement Jospin encourageait l’alternance. J’ai intégré le centre de formation technique de Noisiel, puis j’ai passé mon bac pro », poursuit Yannick. Son embauche le 1er août 2002, comme mécanicien d’entretien, était une suite logique. Il rejoint alors les ateliers de Massy-Palaiseau, déjà sur le RER B, dans l’équipe curative. Une sorte de service des urgences pour les trains : « On intervenait avec des délais restreints quand il y avait une casse pour remettre au plus vite un RER en circulation. » Poussière accumulée sur leurs têtes, les agents ressortent comme des mineurs Créé dès 1898, le statut particulier des agents du réseau de transports parisiens est une prise en compte concrète de la pénibilité des métiers, en assurant une protection sociale et un droit à la retraite digne. Comme mécanicien d’entretien, Yannick travaillait en 2x8. Surtout, les agents d’atelier usent leurs corps pour permettre aux Franciliens de voyager avec quiétude. « Les fosses de visite des trains ne sont pas adaptées à nos morphologies et on reçoit la poussière accumulée sur nos têtes. On ressort comme un mineur, insiste-t-il. À cause du bruit, des collègues ont été reconnus en maladie professionnelle. En fin de carrière, ils sont cramés. » Voir aussi : Effectifs en chute, service dégradé et tarifs en hausse : enquête à la RATP
D’apparence, Yannick Stec a l’allure d’un fan tout droit sorti du festival Hellfest. Mais l’image est trompeuse. Loin d’être amateur de musique metal, cet agent de la RATP, sans un cheveu sur la tête et à la barbe bien fournie, est avant tout conducteur sur le RER B. Sa vie est liée à la Régie autonome des transports parisiens, autrefois vitrine du service public. « J’y suis entré très jeune, à 17 ans, en contrat de qualification », glisse-t-il. « À l’époque, le gouvernement Jospin encourageait l’alternance. J’ai intégré le centre de formation technique de Noisiel, puis j’ai passé mon bac pro », poursuit Yannick.
Son embauche le 1er août 2002, comme mécanicien d’entretien, était une suite logique. Il rejoint alors les ateliers de Massy-Palaiseau, déj... [Courte citation de 8% de l'article original]
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